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Un mot d’histoire

vendredi 18 janvier 2008, par Paul Nève

Cent ans de prière pour l’unité des chrétiens


C’est un anniversaire important qui marque la vie de l’Église cette année. Il y a cent ans, le père Paul Wattson, prêtre épiscopalien, inaugurait dans la semaine du 18 au 25 janvier 1908 une « Octave de prière pour l’unité de l’Église ». En 1968, les Églises du monde entier recevaient pour la première fois des textes préparés par une commission mixte pour vivre cette semaine de prière.

C’est une source de joie de voir que cette semaine de prière est devenue une pratique familière des communautés anglicane, catholique, protestante et orthodoxe, et que, par-delà les divisions générées par l’histoire, les chrétiens de toutes traditions ont cherché à répondre à la prière du Christ : Que tous soient un (Jn 17, 21).

Avant 1908

Le souci de l’unité des chrétiens n’est pas une nouveauté et, avant l’institution de l’Octave de prière, des initiatives avaient vu le jour dans les différentes confessions. L’Alliance évangélique, le Mouvement d’Oxford, où oeuvrait, entre autres, le père Newman [1], mais aussi des initiatives féminines de prière, toutes ces actions sont autant de fils tendus qui ont peu à peu noué des liens entre les Églises. L’unité des chrétiens appelle une intercession constante et fidèle.

Deux grands serviteurs de l’unité des chrétiens

Le père Wattson, aux États-Unis, a posé les fondements de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, telle que nous la célébrons aujourd’hui. Le choix qu’il fit de la date du 18 janvier était très significatif. Dans le calendrier liturgique de son époque, il s’agissait du jour de la fête de la Chaire de saint Pierre. Pierre est garant de l’unité de foi et donc de l’unité des chrétiens.

Au milieu des années 1930, en France, le père Paul Couturier donna une nouvelle impulsion à l’Octave de prière et une nouvelle dénomination : « Semaine universelle de prière pour l’unité des chrétiens ». L’objectif, selon le père Couturier, était de rechercher l’unité « telle que le Christ la veut ».

Le renouveau conciliaire

Le 25 janvier 1959, jour de clôture de la Semaine de prière pour l’unité, le pape Jean XXIII convoqua solennellement le concile de Vatican II, qui devait faire entrer l’Église catholique de manière décisive dans le mouvement oecuménique. À Rome, à la suite du concile, le secrétariat pour la Promotion de l’unité des chrétiens commençait officiellement son travail de collaboration avec la commission « Foi et constitution » du Conseil oecuménique des Églises. Désormais, un groupe mixte prépare les textes officiels pour la semaine de prière pour l’unité des chrétiens et, chaque année, un projet est élaboré par des groupes oecuméniques issus de toutes les contrées du monde.

Pour ce 100ème anniversaire, le thème de cette semaine nous invite à « prier sans cesse ». L’unité ne s’acquiert pas en un jour, elle demande patience, persévérance et vérité, mais elle répond à la charité du Christ qui s’est livré pour tous et ne veut perdre aucun de ses enfants.

Bernadette Mélois, rédactrice en chef de Magnificat

Extrait du Magnificat de janvier 2008, p. 255 et 256

Notes

[1] Wikipédia : “Le cardinal John Henry Newman, né à Londres le 21 février 1801, et décédé le 11 août 1890, était un ecclésiastique britannique converti au catholicisme en 1845. Avant sa conversion, il fut l’une des figures principales du Mouvement d’Oxford, qui tenta de rapprocher l’Église d’Angleterre de ses racines catholiques romaines. Il a été proclamé Vénérable par la Congrégation pour les causes des saints en 1991.”


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